Oui, les budgets comptent. Oui, l’inflation reste dans toutes les têtes. Enfin, presque : le segment haut de gamme continue de progresser. Glenaki évoque ainsi une demande soutenue pour la classe affaires, les expéditions lointaines, les safaris premium et les croisières de luxe. Le milieu de gamme, lui, se retrouve coincé entre les voyageurs qui optimisent chaque euro et ceux qui optent pour le “moins souvent, mais mieux”… Voire « le mieux toujours, tout le temps »…
Les chiffres belges confirment cette tension. Selon le baromètre d’été VVR relayé par TravMagazine, le budget moyen des vacances atteint 1.690 euros, en hausse de 5 %. Les voyages intercontinentaux grimpent encore plus nettement, avec un montant moyen de 3.803 euros, soit une hausse de 10,6 %.
Le luxe change de visage
Le luxe touristique ne se résume plus à une coupe de champagne dans un salon d’aéroport : le voyageur qui veut du haut de gamme, veut aussi du service, de l’efficacité, voire du sur-mesure… Ou du moins une impression de sur-mesure. Un safari premium, une expédition en Antarctique ou une cabine haut de gamme vendent surtout du temps gagné, de la fluidité et l’impression rassurante que quelqu’un a pensé aux détails pénibles à votre place.
Deloitte observe d’ailleurs que le voyage premium a particulièrement bien résisté, avec une bifurcation du marché : les produits haut de gamme continuent de bénéficier de clientèles moins sensibles aux prix. Dans le même esprit, le rapport Luxe de Virtuoso montre que les conseillers en voyages de luxe s’attendent à des dépenses encore solides, notamment lorsque l’expérience justifie le supplément.