La broche, acquise par le Fonds Marie-Jeanne Dauchy, est l’une des premières créations belges de l’artiste. Et ce n’est pas rien : ses bijoux apparaissent rarement sur le marché !
Cette broche de Van de Velde raconte déjà beaucoup de son univers. Elle montre son intérêt pour la forme, le rythme et la fonctionnalité, trois mots qui peuvent sembler sages, mais qui annoncent une vraie révolution esthétique. L’objet a désormais rejoint les vitrines de bijoux de la boutique Wolfers, au musée Art & Histoire à Bruxelles.
Une reliure longtemps fantôme
L’autre acquisition a été rendue possible par le Fonds Christian Bauwens. Il s’agit d’une reliure conçue par Henry van de Velde et réalisée par le relieur Paul Claessens.
Longtemps connue uniquement grâce à une ancienne photographie, l’œuvre n’a été identifiée que récemment. Sa conservation est exceptionnelle, coffret de protection compris. Elle ferait partie des onze seuls exemplaires connus de la période belge de Van de Velde !
Cette reliure est visible à la Wittockiana, musée bruxellois consacré aux arts du livre et de la reliure. Elle rappelle aussi le renouveau des arts du livre au tournant du XXe siècle, quand un livre était un objet en soi !